Torres del Paine

Jusqu'à maintenant, les vacances étaient plutôt paisibles... Mais c'était avant le parc nationnal de Torres del Paine.

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Vue aérienne sur le parc Torres Del Paine

Depuis Puerto Montt, nous avons pris un avion pour Punta Arena. Notre premier pas dans les terres de l'extremité de la Patagonie, à la limite de la Terre de Feu. De là, nous avons sauté dans un bus en direction de Puerto Natales, la porte d'entrée du parc. Après quelques emplètes pour compléter notre équipement, nous avons pris une bonne nuit de repos. Le lendemain, départ à 7h15 pour 6 jours de folies !

Premier jour :

Aprés plus de 5 heures de bus, nous sommes enfin arrivés au point de départ de notre treck, à l'administration, tout en bas du parc. Nous nous sommes vite rassurés sur les conditions climatiques du coin... Grand vent et pluie intermitente. Ça commence fort... Nous commençons notre première journée par un marche de 17.5 km à travers des immensités d'herbe sur un sol plat, tellement plat que l'on distingue une personne à plusieurs kilomètres. Mais pas de souci, on ne distingue personne sur ce chemin battu par les vents. Seule consolation, nous marchons vers le massif des Torres del Paine, un superbe objectif.

plaine

Nous arrivons petris de fatigue et les pieds pleins d'enormes ampoules au camping de Pehoe où nous profitons d'une bonne douche chaude et d'une cuisine fermée au vent...

Deuxième jour :

Reveil à 6h. Mais le bruit de la pluie sur la tente nous confirme dans notre paresse... Nous repoussons l'heure du départ. Vers 9h, une petite éclaircie pointe son nez, et nous en profitons pour ranger nos affaires en vitesse, en laisser un peu à la consigne de l'hotel, et partir en direction du refuge Grey, à 11km de là. Changement de décors par rapport au jours précédent, nous voici maintenant dans les montagnes, avec des côtes à gravir, et des pentes à dévaler... Mais encore un fois du vent et de la pluie par intermitence. Et ce coup-ci, nos consolations furent les superbes paysages qui apparaissaient en haut des côtes... Des lacs, des chutes d'eau, des montagnes enneigées, des glaciers... Ça motive tout ça ! Premières frayeurs lors d'une descente plutôt ardue et bordée par un à pic avec un violent vent de face combinée à une grosse pluie. Les gouttes nous fouettaient le visage, nous empêchant de voir notre chemin ni les petites pierres vicieuses qui roullent sous les pieds... Mais rien ne nous arrête ! Nous arrivons au refuge ou nous apprecions moyennement (trop loin et trop de brume mouillée) une vue sur le glacier Grey. Nous y prenons une grande pause pour manger et discuter avec deux sympathiques suisses et quatres Chiliens. Après avoir fait le point sur l'état de nos cuisses, de nos mollets et de nos ampoules, nous nous lançons dans une ascension d'une heure et demie pour le prochain camping, gratuit lui, et disposant d'une vue époustouflante sur le glacier.

glacier

Nous essayons d'atteindre le glacier depuis le point de vue, mais une paroie un peu trop verticale et de grosses chaussures de marche au pieds nous font renoncer. Nous passons là la nuit, en compagnie de deux Lilloises, trois irlandaises, trois basques, un argentin et un allemand avec qui nous partagerons les nuits suivantes.

Troisième jour :

Cette fois-ci, nous ne nous laissons pas abattre par la pluie fine qui ne cesse de tomber, et nous nous mettons en route vers 9h30. La route est la même, mais dans l'autre sens. Ce jour là, il a fait beau, et les paysages encore une fois magnifiques. Comme pour nous rappeler la nuit qui fut horriblement froide, nous remarquons que la neige est tombée sur les hauteurs pendant notre sommeil. Nous avons fait la route en un temps record de 3h, alors nous célébrons cet évenement par une pause de près de trois heures au camping Grey. De là nous repartons pour le Campamiento Italiano, 8km plus loin. Ce chemin était réputé facile, mais il nous a fallu près de deux heures et demi pour le vaincre... Nous arrivons au camping les jambes coupées par les monagnes russes de ce chemin pas si facile. Une douce nuit bien meritée nous permet de reprendre un peu de nos forces.

Quatrième jour :

Se lever tient de la prouesse après les kilomètres des deux premiers jours et les insomnies dues au froid des deux premières nuits. Nous nous levons vers 11h pour attaquer l'assencion de 5.5km qui nous mène à un superbe point de vue sur les montagnes et le glaciers qui nous entourent.

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Nous revenons tranquillement au camping et, pris par la flemme, nous decidons de ne pas aller plus loin et rester là pour la nuit. La plupart de nos camarades ont décidé de lever le camp pour le prochin camping (payant) affin de réduire la distance à effectuer le lendemain matin.

Cinquième jour :

Là nous avons fait fort. Lever à 6h30 sous une petite pluie fine qui ne finira que vers 11h, et depart à 8h pour le prochain objectif : le Campamiento Chileno à 25km de là... longue marche ! Sur les dix premiers kilomètres, rien de spécial. Des paysages magnifiques (encore!?), une pluie fine qui sèche en 5 secondes, arcs en ciel à chaques virages, de petites grèves sympathiques aux bords des lacs... Que du bonheur, et pas trop mal aux pieds... Mais le bonheur ne dure jamais, et nous tombons sur notre première surprise : une rivière à traverser sans pont... En arrivant, nous voyons quelqu'un glisser et s'enfoncer dans l'eau jusqu'au cou... En regardant autour de nous, nous remarquons également une foule de personnes qui n'ose pas se "jetter à l'eau". Pour notre part, nous n'attendons ni une, ni deux, nous oublions de réflechir, et nous empoignons le fil de fer qui sert de guide et nous traversons. Cet exploit nous vaut l'admiration d'un guide qui attendait son groupe resté de l'autre côté. Mais nous y gagnons aussi des chaussures trempées... Nous avions oulié de les enlever... le reste du chemin se fera aux sons des floc floc de nos pas. Après l'épisode de la rivière, le vent fit son entrée. Un vent digne d'une tornade qui vous plaque à terre et vous fouette avec du sable. Pris par surprise, Michel fit un vol d'environ 1m de hauteur sur une petite dizaine de mètres à la fin duquel il atterrit sur ses lunettes... Resultat des courses, quelques égratinures et une grosse rayure sur ses lunettes ! Nous continuons tout de même (j'ai déjà dit que rien ne nous arrettait...) et nous arrivons à bout de force au refuge des Chilenos ou nous retrouvons les Lilloises et les Irlandaises autour d'un thé bien mérité. Mais il nous reste encore trois kilomètres avant d'arriver à notre camping... Nous prenons notre temps pour cette marche, en regardant les paysages, et en profitant d'une acalmie. C'est les jambes lourdes et les pieds mouillés que nous nous laissons emportés par Morphée après une partie de Jungle Speed avec les Irlandaises.

Sixième jour :

Levés très tôt cette fois. Nous nous sommes laissé dire que la vue sur les tours au lever du soleil était vraiment inoubliable. Nous avons voulu tenter l'experience. Mais le prix à payer est l'ascension terribe et en pleine nuit d'une montagne de rocher et d'éboulis laissés là par un antique glacier. Tant bien que mal, et en perdant le chemin, nous arrivons au point de vue. Gelés et ballotés par un vent glacé, nous assistons au lever du soleil sur les tours de granite. Mais ce n'est que lorsque nous nous décidons à partir que le vrai spectacle commence... Le soleil passant au dessu des montagne enflamme les tours de sa couleur orangées, et en profite pour dessiner un arc en ciel aux couleurs vives au dessus de nos têtes. La vue valait vraiment la peine que l'on s'est donnée !

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C'est les yeux remplis de cette vision que nous redescendons au camping pour defaire notre tente. Le dernier bout de chemin de notre aventure se termine sous un soleil radieux et nous cheminons avec une vue vue magnifique sur la valée en contrebas.


À propos de ce billet


    1 Response to “Torres del Paine”

    1. Johanna

      Ton récit ravive en moi cette soif de paysages grandioses au sein de la nature pas toujours rassurante en apparance. Tu me fais rêver... mais je sais que le rêve n'est pas si loin ;o). Bisous dans votre voyage.