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Enfin des nouvelles !!

Bonjour à tous !

Voilà bien longtemps que nous n’avons pas donné de nos nouvelles… Je crois cependant que ça a été bon de vivre pleinement les choses, avant de s’arrêter pour faire un peu le bilan. Nous voilà bien adaptés à notre quotidien, nous sommes très heureux de ce que nous vivons ici, de notre travail, de la richesse de vivre cette expérience en couple.

Nous restons étonnés par cette culture, par ses richesses, par ses différences. A vrai dire, il y a aussi des choses un peu énervantes dans la manière d’être des chiliens, dans le manque d’organisation, de préparation, dans l’improvisation. Ils sont exceptionnels pour rêver des projets, mais souvent peu réalistes dans leur réalisation… Cela se ressent en particulier dans le projet que nous faisons avec Fondacio, où nous avons eu des dizaines de réunions à se donner des nouvelles, à vivre de belles relations mais sans travailler pour un sou. Heureusement, les chiliens sont des pros de la "dernière ligne droite" et le résultat est toujours surprenant !

D'un autre côté, nous sommes éblouis par les relations que nous vivons, par l’affection et l’amour que nous recevons chaque jour. Par la grâce de pouvoir dire simplement que l’on aime quelqu’un, qu’il a du prix à nos yeux, la grâce aussi de pouvoir prendre les gens dans nos bras. Je me rend compte combien en France nous sommes pauvres de toucher les autres, alors qu’ici j’ai l’impression de recharger mes batteries à chaque fois qu’un ami me prend dans ses bras… J’espère que nous aurons l’audace de continuer à accueillir ainsi nos amis et nos familles de retour chez nous… et que vous saurez aussi accueillir cette marque de tendresse et d’affection.

Mon travail au consultorio est une expérience humaine très belle. Je découvre une autre manière d’être auprès des personnes en fin de vie, de passer du temps gratuitement avec les gens, avec leur famille. Cette manière d’être présente restera une richesse que je désire garder pour la suite. Je me rend compte cependant que du fait de la barrière culturelle et de langage il me faudrait plus de temps pour bien comprendre la manière de penser, de vivre des gens, de symboliser la mort, de l’approcher dans cette culture, et ainsi de pouvoir prendre plus d’initiatives, plus de responsabilités. Ces 8 mois ici sont un temps pour ouvrir mon cœur et mes yeux qui restera précieux sur mon chemin de vie, mais je commence à avoir des fourmis dans les jambes, j’ai envie de prendre plus de responsabilités. J’espère que ce sera pour mon retour en France, car ce que je vis ici continue de me faire mûrir mon choix de travailler en soins palliatifs.

Du côté de Michel, il continue à faire de grandes journées de travail, il est très fatigué en ce moment étant donné notre réunionite aiguë, il n’a pas beaucoup le temps de se reposer car nous avons presque tous les soirs des réunions. Par contre il est toujours ravi de son ambiance de travail.

Dans les nouvelles pour la suite, Michel a décidé de faire un master l’an prochain. Il s’est rendu compte au cours de ses derniers stages que la partie très technique de son travail n’est pas ce qui le passionne le plus et qu’il aimerai plus de relationnel. Il s’est donc inscrit dans un Master de management dans les nouvelles technologies à HEC. Il a passé un oral en visio-conférence début juin et on aura les résultats le 19 juin. On espère vraiment que ça va marcher ! Si c’est le cas, nous rentrerons en France fin août ou tout début septembre.

Et avec Fondacio...

Nous avons aussi un engagement commun avec les jeunes de Fondacio. C’est un mouvement chrétien qui est en particulier présent auprès des jeunes dans leur vie d’adolescents et de jeunes adultes, pour les aider à prendre plus conscience de leurs richesses, à affirmer leur identité, à réfléchir au sens de leur vie, aux enjeux de la société… Nous faisons partie de l’équipe de préparation et d’animation pour les jeunes. Nous avions décidé de faire une rencontre d’un we, qui devait avoir lieu fin mars, puis fin avril, puis mi-mai, puis fin mai… Ce we nous l’avons enfin organisé et concrétisé ! Une rencontre au bord de la mer, dans un cadre magnifique pour des jeunes entre 12 et 25 ans… sacré défi de réunir des âges et des préoccupations si différents ! Le WE s’appelait Encuentra-Te, ce qui signifie, rencontre-toi, nous y avons abordé beaucoup de thèmes touchant l’identité, l’estime de soi, l’audace d'être soi-même dans un monde où les adolescents se laissent souvent absorber par des attitudes de groupe, qu’elles soient vestimentaires, de langage, de boire, de fumer… J’ai été très touchée par la profondeur des échanges, la vérité aussi dans notre humanité fragile, dans nos limites… Je crois que ce type de We est vraiment porteur d’espérance, qu’il peut amorcer des changements personnels profonds, et que c’est en humanisant nos vies qu’on peut humaniser et rendre meilleures nos sociétés. L’autre grande réussite de ce we à mes yeux à été de rendre possible la rencontre entre jeunes de poblacion et jeunes des quartiers riches. Il existe un rejet profond des deux côtés, les jeunes de barrios sont révoltés, à raison, de tant d’inégalités, de vivre dans une société consommiste où tout est accessible à seulement quelques uns, mais surtout où l’éducation n’est possible que jusqu’au bac gratuitement (mais d'un niveau extrèmement faible dans le publique). Il leur est presque impossible d’étudier à l’université…parce qu’il faut payer une fortune, parce qu’il faut continuer à manger… J’ai vraiment eu la sensation de me cogner violemment contre un mur en entendant deux jeunes de mon âge, avec leur rêve « fou » de devenir instituteurs, après avoir cherché de toutes leurs forces des aides financières pour réussir leur projet... abandonnant, et restant désespérés. J’avais déjà conscience des limites de ce pays quant à l’éducation, mais là dans ce lieu privilégié où l’on nous demandait de regarder dans nos vies ce qui nous entravait à vivre pleinement, à faire des petits pas dans nos vies pour être plus soi-même ; cela à été déchirant pour moi de voir l’incarnation de cette triste réalité, de les entendre dire que leur limites, ce qui les empêche d’être heureux, de vivre dignement, ce sont des limites externes sur lesquelles ils ne peuvent rien… et dans cette réalité comment ne pas désespérer ? Je crois que le Chili à besoin de ces rencontres entre « riches » et «pauvres », qu’au niveau individuel, nous avons besoins de prendre consciences que les « pauvres » sont riches de ce qui fait la pauvreté des « riches », ils sont riches de solidarité, d’entraide, de relations familiales fortes, là où nous sommes pauvres de solitude, d’individualisme, de relations médiatisées où nous oublions le face à face… bref riches de ce qui fait le cœur de l’humain qui est relation. Je me demande QUI va faire changer cette société tellement révoltante d’injustice, qui permet que les salaires soient si terriblement écartés, que 20% de la population vive avec un salaire 15 fois inférieur au 20% des plus riches, que le salaire des diplômés soit équivalent aux salaires européens, mais que le salaire des métiers qui ne requièrent pas de diplôme soit de 180 euros environ… dans un pays où les transport, la nourriture sont presque aussi chers que chez nous… Comment faire ?? Et nous, à notre niveau individuel, étant là seulement quelques mois mais nous attachant à ce pays, à ces personnes, Que pouvons nous faire ??

C’est avec ces questions que nous restons en ce moment, cela trotte dans nos têtes et dans nos coeurs, cela nous bouscule, nous remue... Bien sûr nous choisissons l’espérance, et j’espère que cette espérance est en partie active avec notre choix d’être ici, et d’être présents à ces réalités.

Dans les bonnes nouvelles aussi, nous avons eu la joie de passer quelques jours avec Virginie et Christophe, tout jeunes mariés, qui sont venus passer pour leur lune miel quelques jours à Santiago. Une grande joie aussi c’est que les parents de Claire et quelques frères et soeurs arrivent à Santiago fin juillet et que nous allons partir tous ensemble faire un grand voyage dans le nord du Chili, en Bolivie et au Pérou... que de découvertes en perspectives !

Sur ces bonnes nouvelles, nous vous embrassons chacun bien fort et espérons que vous vivez aussi de belles choses là où vous êtes. Nous serons très heureux de recevoir de vos nouvelles, un petit mot sur le blog, par mail, ou même par courrier !

Un abrazo de corazon a corazon

Clarita y Michel

et plein de photos !!

We à Mendoza en Argentine début mai :

mendoza

La joyeuse bande de copains avec qui on est partis à Mendoza ! Vous reconnaissez peut-être Pipo et Anita. Michel et moi avions besoin de renouveller notre visa, valable seulement 3 mois, alors nous avon profité de l'occasion pour faire une virée en Argentine avec les copains :o) Mendoza se situe en face de Santiago, juste de l'autre côté de la cordillère.

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Les même avec Pauline (en haut), une jeune volontaire belge qui était aussi de la partie !

cordillère

Voilà le spectacle qui nous attendait en traversant la cordillère... paysages à couper le souffle !

lac

Un lac en altitude, frontière chilienne...

La vie à Santiago...

despemano

Les copains volontaires s'en vont petit à petit... snif... Une photo de la "despedida" de Manoelle, une jeune volontaire belge. Voyez un peu la brochette de joyeux volontaires !

fantasilandia

Les zamoureux...

fantasilandia2

Voilà à quoi peuvent ressembler les anniversaires des volontaires...

jeux

... ou les soirées jeux à la maison des volontaires... :o) je trouve que ça lui va bien à Michel "Léonard de Vinci", quant à moi, le bibendum Michelin... bof !

tuna

Je voulais vous présenter un fruit délicieux que nous avons découvert ici : le Tuna. Vous voyez au bout des palmes de cactus, il y a un petit fruit rosé tout plein d'épines et bien c'est ça. Dedans ça resseble un peu à un kiwi avec beaucoup de pépins et c'est très hydratant.

appart

depuis notre balcon

vue

de même...

balcon

eh bien cette fois on vous envoit tout plein de photos d'amoureux :o) Bon celle-ci c'est pour vous montrer un grand pas que j'ai posé dans ma vie... je me suis enfin fait percer les oreille !! hihi

Encuentra-Te avec les jeunes de fondacio

encuentrate

A la fin de notre we au bord de la mer, nous profitons pour faire une petite virée sur la plage avec les jeunes.

Routine à Santiago

Ca fait longtemps qu’on avait pas écris sur ce blog... On répare ce tort maintenant.

Que de choses se sont passées depuis la dernière fois... commençons par le début. Nous nous sommes installés dans notre petit appartement de luxe, nous avons fait un semblant de déco avec les moyens du bord : un fil épinglé au mur avec des photo de notre voyage accrochées avec des pinces à linge... Ca rend pas mal !

Nous avons aussi fait nos premières fêtes ! Ben oui, il a bien fallu faire une pendaison de crémaillère. Mais comme notre appart est petit et que nous avons beaucoup d’amis (oui, oui, je sais), nous l’avons faite en deux parties, à une semaine d’intervalle. Nous avons eu la joie d’accueillir le patron et les collègues de Michel, nos amis que nous avions rencontré à Anticura (rappelez-vous, quelques post plus haut), les autres volontaires belges et français, des voisins chiliens et colombiens, les amis chiliens de Fondacio... Bref, à chaque fois une bonne ambiance, suffisante en tout cas pour empêcher nos voisins de dormir pendant une grande partie de la nuit !

Nous avons également profité de notre position stratégique dans le centre de Santiago pour assister à des couchers de soleil magnifiques depuis le haut de notre tour et du haut du Cerro St Cristobal. Il n’y a que des images qui peuvent vous raconter ça.

Et puis ce we, nous sommes allé faire un tour dans la campagne, à 10min de Santiago (en vrai, une demi heure du centre ville), dans la pré-cordillère. C’est étrange, mais les chiliens vous parlent tous des immensité de nature dans la région des lacs ou en Patagonie, mais ils ne pensent jamais qu’ils ont une formidable réserve de nature juste à côté de chez eux, la cordillère des Andes... Donc avec tout un groupe de Fondacio, nous avons visité le parque de Agua de Ramon, dont s’occupe l’association Protege. Là encore, les photos sont des preuves parlant d’elle même !

Bon, mais puisqu’il n’y a pas que des fêtes et des sorties dans la cordillère dans notre vie, parlons un peu de notre travail... Michel, ça se passe très bien pour lui, les FPGA, sortes de grosses puces électroniques, lui prennent beaucoup de temps, et parfois il s’en tire les cheveux, mais bon... Il est en bonne voie de faire un décodeur vidéo avec ce truc dedans. Avec, on pourra regarder la télé sur un petit écran d’ipod nano, et inscrire des trucs sur l’écran. Quand il saura faire ça, il saura inscrire des courbes qui bougent pour son moniteur cardio-respiratoire en même temps qu’une photo du patient... par exemple. Claire, ça vient petit à petit. Elle a déjà vécu pas mal de choses avec Angelica auprès des personnes en fin de vie dans les quartiers pauvres. Il y a beaucoup moins de moyensqu'en soins palliatifs à Jeanne Garnier ! Premièrement, ce sont des gens complètement démunis qui n’ont pas de quoi se payer des soins à domicile, et deuxièmement, tous les moyens qu’on peut inventer pour soulager la douleur, comme la morphine ou un lit confortable, n’arrivent pas jusqu’à eux. Mais au moins un peu de présence et de reconnaissance, ça fait beaucoup. Et puis quand elle n’est pas chez les personnes, elle travaille au service du lait au dispensaire. L’état donne du lait et des compléments nutritionnels aux personnes qui en ont besoin. Mais il faut contrôler un peu car il y a des mères qui revendent le lait en poudre qui est pour leur enfant pour s’acheter de la drogue... C’est pas triste tout ça...

M’enfin voilà, désormais, tout ça c’est notre quotidien !

Bon, on a assez squaté un réseau d’un voisin, d’autant plus qu’il faut tendre l’ordi pardessus le balcon pour capter quelque chose, on vous tiendra au courant de la suite !

Bizou à tous.

La fin des vacances...

Voila c'est terminé la rigolade... On commence à travailler demain...

Nous sommes rentré de notre voyage lundi dernier. Et depuis, nous avons passé cette semaine à faire nos procurations pour les municipales, et à chercher un appartement à Santiago. Et comme nous sommes comblé par la chance, nous avons trouvé une perle en plein centre ville, à deux pas de la place d'arme. La perle est composée d'une cuisine équipée avec un bar américain donnant sur une pièce à vivre, et d'une chambre attenante à une salle de bain et à un dressing. L'appart étant au 20ème étage, nous disposons d'une superbe vue sur la cordillère des Andes ! Et ce qu'il y a de bien, c'est que l'immeuble met à notre disposition sur le toît, une piscine, une salle de sport équipée, une salle pour faire la fête sans ennuyer les voisins, un patio avec une gincho pour faire des assados (barbec) tranquillement et une salle internet avec le wifi. Mais pour cette dernière, il faudra attendre que tous les appartements soient vendus. (vite, vite, achetez !)

Et donc demain, nous commençons à travailler, Claire dans son dispensaire, toujours auprès des personnes en fin de vie, et Michel chez Tecnocal, une entreprise d'électronique spécialisée dans le bio-médical. Mais comme on veut continuer à vous faire rêver, on vous offre une petite retrospective en image et musique de notre voyage...

film (petit)

Torres del Paine

Jusqu'à maintenant, les vacances étaient plutôt paisibles... Mais c'était avant le parc nationnal de Torres del Paine.

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Vue aérienne sur le parc Torres Del Paine

Depuis Puerto Montt, nous avons pris un avion pour Punta Arena. Notre premier pas dans les terres de l'extremité de la Patagonie, à la limite de la Terre de Feu. De là, nous avons sauté dans un bus en direction de Puerto Natales, la porte d'entrée du parc. Après quelques emplètes pour compléter notre équipement, nous avons pris une bonne nuit de repos. Le lendemain, départ à 7h15 pour 6 jours de folies !

Premier jour :

Aprés plus de 5 heures de bus, nous sommes enfin arrivés au point de départ de notre treck, à l'administration, tout en bas du parc. Nous nous sommes vite rassurés sur les conditions climatiques du coin... Grand vent et pluie intermitente. Ça commence fort... Nous commençons notre première journée par un marche de 17.5 km à travers des immensités d'herbe sur un sol plat, tellement plat que l'on distingue une personne à plusieurs kilomètres. Mais pas de souci, on ne distingue personne sur ce chemin battu par les vents. Seule consolation, nous marchons vers le massif des Torres del Paine, un superbe objectif.

plaine

Nous arrivons petris de fatigue et les pieds pleins d'enormes ampoules au camping de Pehoe où nous profitons d'une bonne douche chaude et d'une cuisine fermée au vent...

Deuxième jour :

Reveil à 6h. Mais le bruit de la pluie sur la tente nous confirme dans notre paresse... Nous repoussons l'heure du départ. Vers 9h, une petite éclaircie pointe son nez, et nous en profitons pour ranger nos affaires en vitesse, en laisser un peu à la consigne de l'hotel, et partir en direction du refuge Grey, à 11km de là. Changement de décors par rapport au jours précédent, nous voici maintenant dans les montagnes, avec des côtes à gravir, et des pentes à dévaler... Mais encore un fois du vent et de la pluie par intermitence. Et ce coup-ci, nos consolations furent les superbes paysages qui apparaissaient en haut des côtes... Des lacs, des chutes d'eau, des montagnes enneigées, des glaciers... Ça motive tout ça ! Premières frayeurs lors d'une descente plutôt ardue et bordée par un à pic avec un violent vent de face combinée à une grosse pluie. Les gouttes nous fouettaient le visage, nous empêchant de voir notre chemin ni les petites pierres vicieuses qui roullent sous les pieds... Mais rien ne nous arrête ! Nous arrivons au refuge ou nous apprecions moyennement (trop loin et trop de brume mouillée) une vue sur le glacier Grey. Nous y prenons une grande pause pour manger et discuter avec deux sympathiques suisses et quatres Chiliens. Après avoir fait le point sur l'état de nos cuisses, de nos mollets et de nos ampoules, nous nous lançons dans une ascension d'une heure et demie pour le prochain camping, gratuit lui, et disposant d'une vue époustouflante sur le glacier.

glacier

Nous essayons d'atteindre le glacier depuis le point de vue, mais une paroie un peu trop verticale et de grosses chaussures de marche au pieds nous font renoncer. Nous passons là la nuit, en compagnie de deux Lilloises, trois irlandaises, trois basques, un argentin et un allemand avec qui nous partagerons les nuits suivantes.

Troisième jour :

Cette fois-ci, nous ne nous laissons pas abattre par la pluie fine qui ne cesse de tomber, et nous nous mettons en route vers 9h30. La route est la même, mais dans l'autre sens. Ce jour là, il a fait beau, et les paysages encore une fois magnifiques. Comme pour nous rappeler la nuit qui fut horriblement froide, nous remarquons que la neige est tombée sur les hauteurs pendant notre sommeil. Nous avons fait la route en un temps record de 3h, alors nous célébrons cet évenement par une pause de près de trois heures au camping Grey. De là nous repartons pour le Campamiento Italiano, 8km plus loin. Ce chemin était réputé facile, mais il nous a fallu près de deux heures et demi pour le vaincre... Nous arrivons au camping les jambes coupées par les monagnes russes de ce chemin pas si facile. Une douce nuit bien meritée nous permet de reprendre un peu de nos forces.

Quatrième jour :

Se lever tient de la prouesse après les kilomètres des deux premiers jours et les insomnies dues au froid des deux premières nuits. Nous nous levons vers 11h pour attaquer l'assencion de 5.5km qui nous mène à un superbe point de vue sur les montagnes et le glaciers qui nous entourent.

pose

Nous revenons tranquillement au camping et, pris par la flemme, nous decidons de ne pas aller plus loin et rester là pour la nuit. La plupart de nos camarades ont décidé de lever le camp pour le prochin camping (payant) affin de réduire la distance à effectuer le lendemain matin.

Cinquième jour :

Là nous avons fait fort. Lever à 6h30 sous une petite pluie fine qui ne finira que vers 11h, et depart à 8h pour le prochain objectif : le Campamiento Chileno à 25km de là... longue marche ! Sur les dix premiers kilomètres, rien de spécial. Des paysages magnifiques (encore!?), une pluie fine qui sèche en 5 secondes, arcs en ciel à chaques virages, de petites grèves sympathiques aux bords des lacs... Que du bonheur, et pas trop mal aux pieds... Mais le bonheur ne dure jamais, et nous tombons sur notre première surprise : une rivière à traverser sans pont... En arrivant, nous voyons quelqu'un glisser et s'enfoncer dans l'eau jusqu'au cou... En regardant autour de nous, nous remarquons également une foule de personnes qui n'ose pas se "jetter à l'eau". Pour notre part, nous n'attendons ni une, ni deux, nous oublions de réflechir, et nous empoignons le fil de fer qui sert de guide et nous traversons. Cet exploit nous vaut l'admiration d'un guide qui attendait son groupe resté de l'autre côté. Mais nous y gagnons aussi des chaussures trempées... Nous avions oulié de les enlever... le reste du chemin se fera aux sons des floc floc de nos pas. Après l'épisode de la rivière, le vent fit son entrée. Un vent digne d'une tornade qui vous plaque à terre et vous fouette avec du sable. Pris par surprise, Michel fit un vol d'environ 1m de hauteur sur une petite dizaine de mètres à la fin duquel il atterrit sur ses lunettes... Resultat des courses, quelques égratinures et une grosse rayure sur ses lunettes ! Nous continuons tout de même (j'ai déjà dit que rien ne nous arrettait...) et nous arrivons à bout de force au refuge des Chilenos ou nous retrouvons les Lilloises et les Irlandaises autour d'un thé bien mérité. Mais il nous reste encore trois kilomètres avant d'arriver à notre camping... Nous prenons notre temps pour cette marche, en regardant les paysages, et en profitant d'une acalmie. C'est les jambes lourdes et les pieds mouillés que nous nous laissons emportés par Morphée après une partie de Jungle Speed avec les Irlandaises.

Sixième jour :

Levés très tôt cette fois. Nous nous sommes laissé dire que la vue sur les tours au lever du soleil était vraiment inoubliable. Nous avons voulu tenter l'experience. Mais le prix à payer est l'ascension terribe et en pleine nuit d'une montagne de rocher et d'éboulis laissés là par un antique glacier. Tant bien que mal, et en perdant le chemin, nous arrivons au point de vue. Gelés et ballotés par un vent glacé, nous assistons au lever du soleil sur les tours de granite. Mais ce n'est que lorsque nous nous décidons à partir que le vrai spectacle commence... Le soleil passant au dessu des montagne enflamme les tours de sa couleur orangées, et en profite pour dessiner un arc en ciel aux couleurs vives au dessus de nos têtes. La vue valait vraiment la peine que l'on s'est donnée !

sun

C'est les yeux remplis de cette vision que nous redescendons au camping pour defaire notre tente. Le dernier bout de chemin de notre aventure se termine sous un soleil radieux et nous cheminons avec une vue vue magnifique sur la valée en contrebas.

Toujours plus au sud... :o)

Nous voilà à la veille de notre départ pour des terres encore plus australes. Nous prenons demain aux aurores un avion pour Punta Arenas. Ces derniers jours ont encore étés riches de nouvelles rencontres et de beaux paysages. De Frutillar, nous gardons le souvenir de l'accueil chaleureux d'un fermier dans som champ qu'il a aménagé pour accueillir des campeurs. Il nous a grand ouvert la porte de sa maison pour que nous puissions nous cuisiner des petits plats et nous a fait goûter à un apéro délicieux de son cru : des fraises au vin blanc. Seul inconvénient, il n'y avait pas l'eau chaude sur son terrain, et nous y sommes quand même restés 3 nuits... hihi. On a bien profité des ballades aux alentours, dans Frutillar, au bord du lac Llanquehue, à Puerto Varas et puis au magnifique lac Todo los Santos couleur bleu turquoise à cause du souffre, au pied du volcan Osorno. Nous avons ensuite pris la direction de la grande île Chiloé en faisant une petite escale à Puerto Montt. Cette île à été pleine de bonnes surprises ! Arrivés très tard à Ancud (petit port au nord-ouest de l'île) nous avons trouvé un hébergement de rêve en haut d'une petite colline avec vue de toutes parts sur la baie. Nous avons partagé une très belle maison toute en bois et avec de grandes baies vitrées avec 2 jeunes francaises et un couple chilien très sympa, et cela quasiment au même prix que le camping ! Nous avons fait 2 petites excursions depuis notre nouveau QG, une pour voir les petits pingouins qui vivent sur la côte. Pour ceux qui ont vu Happy feet, c'est les mêmes pingouins avec autant de plumes toutes ébourrifées ! Et l'autre excursion itinérante nous a fait découvrir les églises chilotes qui sont faites en bois et sans clous et sont classées patrimoine de l'Unesco. Nous sommes ensuite partis pour Quellón tout au sud de Chiloé, qui est aussi le point de départ de la panaméricaine, l'autoroute qui traverse tout le continent jusqu'à l'Alaska. C'est la route la plus longue du monde.

A Quellón, nous avons étés accueillis chez Francesca et Jaimé, un jeunes couple de chiliens de Fondacio où Pilar (la grande soeur de Pipo, la famille chez qui nous vivons à Santiago) passait ses vacances. Ca a été 2 jours géniaux ! Entre les ballades au bord de la mer, les grandes bouffes de spécialité chilote ( le currento: un grand plat de fruits de mer et de viandes), le barbecue au coucher du soleil, les parties très animées de jungle speed ou de Uno (des jeux de cartes) jusqu'à 3h du matin... bref une ambiance de vacances entres copains quoi ! Et puis, le plus génial pour Claire qui est tombée complètement gaga : prendre soin du petit Tomas (6 mois) le fils de Fran et Jaimé.

Bref, c'est remplis de ces derniers jours très agréables (et top confort :o) que nous nous reprenons nos sacs à dos et notre tente pour partir à l'assault des montagnes (et du froid) (et aussi des hordes de touristes parait-il...) du parc Torres del Paine.

Un gran abraso a todos ! Clarita y Michel

voyage-voyage...

Paysages exceptionnels que nous offre le Chili... C'est vraiment un pays magnifique...

Nous avons quitté Santiago avec nos gros sacs à dos ce lundi pour découvrir le Sud du Chili. Première halte à Laja après quelques 7h de bus. Le bus nous à laissé en plein milieu de la Panaméricaine, l'autoroute qui traverse toute l'Amérique du Sud, au milieu de... rien ! Grâce à l'aide d'autochtones fort sympatiques, qui ont arrêté pour nous un autre bus de l'autre côté de l'autoroute, nous sommes finalement arrivés à bon port à Laja, où nous avons pu découvrir de belles chutes (Saltos de Laja). Nous avons dormi dans un camping juste en haut des chutes et avons pu nous baigner dans la rivière... bien agréable !

laja

Un petit passage par Los Angeles (oui oui au Chili... il y a aussi Santa Barbara juste à côté :o) où nous avons visité un chouette musée sur les Mapuche (peuple habitant le sud du Chili avant l'arrivée des espagnols) en attendant notre correspondance en bus pour Villarica où nous sommes actuellement (nous repartons demain matin). Nous avons élu domicile dans un petit camping, avec vue sur le lac Villarica bien sûr mais aussi une vue exceptionnelle sur le Volan Villarica et la cordillère des Andes... C'est un coin qui donne envie de rester quelques jours de plus...

volcan

Hier nous avons pris notre courage à deux mains, et commencé l'ascencion du volcan (avec un guide, maman, ne t'inquiète pas :o)... incroyable ! Nous n'avions encore jamais fait d'alpinisme.. eh ben ca n'a pas été du gâteau pour moi (claire) mais ca en valait vraiment la peine ! 2847m d'altitude. On est partis de 1400m d'où on a prit un téléphérique jusqu'à 1800m, et puis ensuite à pied à travers roches volcaniques et glacier... à couper le souffle ! Mais aussi à me couper les jambes parfois, car j'avais la trouille ! La paroi était quasi verticale à certains endroits, et la neige, ca glisse!

glacier

Breche a la jonction entre 2 plaques de glacier

nuages

Mer de nuages...

Enfin, après 3h15 de marche nous sommes arrivés au sommet du volcan, un gigantesque cratère qui émet en permanence. Nous n'avons pas pu voir la lave, mais quelle odeur de souffre, ca prend vraiment à la gorge. C'est le volcan le plus actif du Chili, et il explose tous les dix ans environ.

sommet

Nous y voila !

La descente, c'étais génial !!! On a enfilé des combinaisons et zou ! on a glissé sur les fesses sur la neige... parfois on avait plutôt l'impression de faire du bobsleig (si quelqu'un sait comment ca s'écrit) tellement ca allait vite ! On freinait avec les pieds et notre piolet. Nous sommes arrivés en bas épuisés mais ravis. Bon par contre dans les heures qui ont suivit on a tous les deux étés malades, les pommes selon Michel, une petite insolation selon Claire :o)

A bientôt pour d'autres nouvelles, (on mettra des photos plus tard, ca ne marche pas du cyber café)

et ps: on est guéris maintenant !!

Voyage dans le sud...

Nous partons demain pour le grand sud. On va jouer les touristes pendant un bon mois passant par les lieux les plus beaux du sud du Chili. Voici à peu près, et dans le désordre notre feuille de route.

Départ lundi 28 janvier de Santiago

  • Trajet en bus jusqu'à Concepcion
  • Visite des chutes de Laja
  • Passage par le lac Lanhue
  • Randonnée dans le parc national de Pucon (lac et volcan)
  • Petite halte à Valdivia
  • Randonnée dans le parc national de Puyehue (encore lac et volcan)
  • Frutilla et son lac Llanquihue et juste à coté le lac de Todo Los Santos

Arrivée à Puerto Montt vers le 7-8 février

  • Randonné sur la grande île de Chiloe
  • Retrouvaille avec des amis chiliens à Quellon -Retour à Puerto Montt pour le 14 février

Départ en avion de Puerto Montt à Punta Arenas en Terre de feu

  • Visite des pinguins et des îles voisines
  • trajet en bus à travers toutes la Terre de Feu jusqu'à Ushuaia en Argentine
  • Randonnée dans les superbes paysages
  • Retour au Chili à Puerto Natales
  • 5 jours de trekking dans le parc national de Torres del Paine
  • et peut-être une randonnée sur un glacier à El Calafate en Argentine
  • Retour à Punta Arenas

Retour à Santiago par avion le 25 février

Quelques nouvelles de notre semaine...

Voici une photo d'une soirée avec tous les volontaires belges et français qui travaillent dans des projets de Fondacio ou partenaires :

volontaires

Cette semaine on a pas mal fait la fête... et il faut dire que les fête chiliennes commencent en général à l'heure où les fête françaises se terminent... en bref on n'est pas couchés avant 5h du matin. Un peu dur à tenir comme rythme ! Mais petit à petit j'apprend à danser :o)

Jeudi, nous sommes allés avec Pipo et Anita faire un pic-nique dans la cordillère au dessus de Santiago.

Nous passons le week-end dans la famille de Pipo avec tous ses frères et soeurs (ils sont 6) et leurs époux(ses) et leurs enfants... bref ça en fait du monde ! Et puis nous préparons notre voyage pour le sud... on ne s'était pas tellement préparés en France et on avait oublié toutes nos affaires de marche... du coup on a investi dans du matériel chilien :o) nouvelles chaussures de marche et vestes de pluie

Valparaiso

valpo

Nous avons passé un we dans la ville mythique de Valparaiso. Nous sommes allés rejoindre Sylvain, un ami de Michel qui rentrait d'un voyage dans le nord du Chili après avoir passé 5 mois de stage à l'université de Valparaiso. Nous avons été accueillis dans sa colloc, composée de 3 chiliens, une allemande, et un français. Nous avons profité de l'expérience de Sylvain pour visiter la ville, et faire un petit tour en bateau dans le port de Valparaiso. Vue de la mer, la ville est impressionnante avec sa multitude de petites maisons peintes dans des couleurs vives !

[ruevalpo]

Après avoir cheminé dans les petites rues de cette ville aux 42 collines, nous sommes rentrés pour faire une "despedida" (fête de départ) pour Sylvain qui quittait le Chili le lundi suivant. Ce fut l'occasion de notre premier "assado" chilien (barbecue). Au menu, chorripan (chorizo dans du pain), viande de bœuf et salade de riz. Et n'oublions pas la palta (purée d'avocats genre guacamole mais moins épicée) !

[sylvain]

Sylvain à sa despedida

Après avoir fait la fête toute la nuit, nous sommes allé nous promener du côté de Viña del Mar le lendemain. Quelle diférence entre Valparaiso qui est une ville pleine d'histoire et d'identité et Viña del Mar qui une station balnéaire très touristique...

Petite soirée entre Volontaires

Vendredi soir, nous avons participé à une petite soirée de volontaires: un pique-nique sympa sur une montagne dans le centre de Fondacio de Los Almendros. Il y avait là une bonne partie des volontaires belges et français, plus les stagiaires. (dont je fais partit !) Nous avons mangé des salades maisons devant le coucher de soleil sur la ville. Une merveille.

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Notre premier vin chilien sur les terres du Chili permit de délier les langues et de faire connaissances avec les autres volontaires. Il y avait donc Timothé, un français effectuant son stage de 4 mois à Santiago et Pauline, Aude, Manuelle, Perrine et Marie qui sont volontaires dans différents services de Fondacio.

ikjb Marie, Pipo, Pauline et Perrine

hvh Michel, Timothée et Claire

Premier contact avec le stage

Jeudi dernier, je suis allé voir mon futur chef pour mettre en place mon stage. J'ai donc pu découvrir le lieux du stage, au 3371 Avenue Fransisco Bilbao, Providencia. Il s'agit d'une petite entreprise d'une trentaine de personnes, qui fonctionne dans un sorte de triumvirat avec trois autres entreprise. Tecnocal s'occupe de la partie électronique, une autre boîte s'occupe du packaging, et la troisième de la fabrication et de la distribution. Mon travail dans cette entreprise sera d'introduire la technologie FPGA auprès des ingénieurs, d'écrire des notices d'information et d'utilisation de ce micro-processeur, et de faire des formations basées sur des exemples. A la suite de ce travail, j'implanterais divers algorithmes de traitement du signal sur ce type de matériel, notamment sur un projet de moniteur cardio-respiratoire et sur un système de capture de vidéo. Tout ça est bien beau, mais il y a quand même des hic. Tout d'abord, le temps de travail. Les ingénieurs de la boîte font en moyenne du 8h30 - 19h... Ce qui fait près de 50h par semaine. Je ne sais pas encore si l'école est d'accord pour une telle exploitation... Mais en discutant avec le grand chef, il m'a dit que ces horaires étaient très flexibles. De plus, j'aurais le droit à deux semaines de vacances quand je veux ! Ca s'est la classe ! Et puis je serais payé l'équivalent de 450 euros sur le cours du pesos chilien en cash... C'est plus pratique, on n'aura pas de souci de banque ! Bon voila pour l'instant, rendez-vous en mars pour les début du stage...

Un we à la plage...

Ce we avait lieu un congrès de Fondacio pour définir les grandes lignes d'actions de la communauté chilienne. Nous avons été invités à y participer car c'est une façon assez complète de nous présenter Fondacio Chile et de voir ce qu'on peut y faire si on a envie de s'y investir. Ils souhaitent monter une école comme celle que Claire à fait l'année dernière: le CIRFA. Elle va un peu les aider à monter le programme de la formation, qui devrait commencer en mars 2009. Il y a aussi un besoin du côté de la mission Jovenes (les jeunes)... Alors on verra en mars.

Enfin, le plus important n'est pas ce qu'on y a fait, mais là ou on était ! Car le we avait lieu au bord de la mer, dans un endroit paradisiaque, quoique un peu venteux, sur la côte chilienne entre Vina del Mar et Valparaiso. On a donc pu profiter de la mer, des rochers, du gros sable de l'océan pacifique, le tout sous un soleil radieux compensé par un petit vent frais du large.

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Les bâtiments qui accueillent le congrès, et la plage juste à coté !

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La côte un peu torturée, mais très belle du Chili

Mais, bon, un colloc, en espagnol, avec des gens qu'on ne connaît pas, c'est pas très drôle... Heureusement, venaient avec nous, plusieurs autres jeunes, dont Pipo, Anita, La Coté, Juani, et Alvaro que vous pouvez voir sur les photos qui suivent :

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Les filles : Anita et Coté

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Les mecs : Juani, Pipo et Alvaro

Avec eux, nous avons pu profiter pour "carretear" (faire la fête en chilien) sur la plage... Au menu, un peu de "papas fritas", de cola, de pisco et de rhum... Avec tout ça, on découvre les boissons nationales qui sont le piscola et le Cuba Libre ! En tant que bon français, nous y avons apporté notre petit grain de sel en proposant le Uno et le Jungle Speed. De belles parties se sont ainsi déroulées sur la plage, devant la maison de Pablo Neruda, l'un des deux prix Nobel de littérature du Chili.

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Visite de Santiago

Aujourd'hui, nous avons décidé de visiter Santiago. Après avoir consulté Pipo et son papa pour connaître les lieux à ne pas manquer, nous avons choisi d'atterrir à la Plaza de Arma et de visiter el museo del Arte Precolombino. L'après-midi nous devions rejoindre Pipo à une station de métro pour manger avec lui et se faire un petit cinéma... Donc, après un réveil tardif et notre premier trajet en free-lance dans le Transantiago, nous sommes arrivé à la Plaza de Arma. Un rapide tour du propriétaire nous confirma le fait que les chiliens n'aiment pas trop conserver leurs histoire, et que le patrimoine architectural de Santiago est assez pauvre. On arrive ainsi à une belle photo ou se côtoient une cathédrale de style colonial espagnol, une tour de verre moderne et un bureau de poste de style impérial:

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Le musée d'art précolombien est par contre très bien fait. Il relate l'histoire et les coutumes des habitants de l'Amérique du Sud, depuis le Mexique jusqu'au début de la terre de feu, au travers des diverses poteries et autres sculptures. On y rencontre d'étonnantes statuettes de divinité, et on y apprend que le culte de la mort est très développé. On découvre également qu'il n'y a pas que les Mayas et les Aztèques qui vivaient là, mais aussi les Guererro, les Olmèques, les Zapotèques, et autres civilisations perdues et aux secrètes pyramides... Et c'est là que le drame arrive... Nous devions rejoindre Pipo après le musée, mais nous avions compris à 2h alors qu'il s'agissait de 12h. c'est vrai quoi, entre "Doce y media" et Dos y media", vous auriez fait la différence vous ? Mais bon, l'histoire c'est finie sans trop de mal, avec Pipo qui nous a attendu une heure et demi et nous qui l'avons attendu une heure. On en a donc conclu que l'achat d'un téléphone portable ne serait pas superflu dans les jours à venir ! Nous avons donc fini la journée en flânant dans un centre commercial ou nous avons pu découvrir que les boutiques et les prix au Chili sont exactement les mêmes qu'en France... Mais tout de même, ces chiliens sont un peu différents... Au lieux de taguer les murs, ils ont choisis la forme écolo, et ils taguent les cactus !

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Les premières fêtes chiliennes...

Bon, ben maintenant c'est prouvé, les chiliens sont vraiment des gens très accueillants ! Donc le soir de notre arrivé, nous avons mangé dans la maison de Pipo notre premier plat chilien. Il s'agit de poulet émincé que l'on mange avec du riz, mais je ne me rappelle plus le nom (pollo con arroz ?). Nous avons ensuite profité d'une nuit de sommeil bien mérité. Lorsque nous fûmes bien decansados (reposé), nous avons pris un petit déjeuner (la spécialité de Pipo) à base de pain, de beurre, de fromage et de jambon, le tout passé au micro onde... Un délice. Ah oui, il ne faut pas oublier qu'ici, c'est le vrai paradis du fruit. il y en a partout, des melons, des brugnons, des pêches, de la pastèque... et donc on en prend à tout les repas... Vers 5h, nous sommes partis pour le centre de Los Almendros, qui est le siège de Fondacio ici. Pour y aller, nous avons pris 2 micros (des petits bus) et nous avons marché pendant un bon quart d'heure sous un soleil de plomb. Mais ça valait la peine car nous y avons retrouvé notre Diego préféré, le guitariste de notre troupe de spectacle Unis-sons... Et oui, il était revenu dans son pays natal pendant les vacances de Noël, et repartais aujourd'hui. Donc nous l'avons retrouvé, chanté avec lui et puis nous allé prendre un verre dans un petit bar de la rue Vitacura. Ce fut mon premier Pisco Sour du Chili, un événement tout de même, puisque c'est la boisson nationale !

Par Michel

Fondacio au Chili

Ces premiers jours au Chili ont été très "fondaciesques". Pour ceux qui ne connaissent pas, Fondacio est la communauté chrétienne dont nous faisons partie en France, et d'où vient la troupe Unis-Sons. Lundi soir : réunion avec le noyau des responsables jeunes pour préparer la journée d'aujourd'hui, mardi : tout l'après-midi à Los Almendros, où nous avons eu la joie de retrouver François Prouteau (le directeur du CIRFA, l'école où j'étais l'an dernier) qui prépare la mise en place du CIRFA en Amérique Latine; et aussi de retrouver Diego, comme l'a dit plus haut Michel. Et aujourd'hui... une grande journée "cool" avec des jeunes de 14 à 25 ans, vennant des quartier riches et pauvres, pour apprendre à mieux se connaître. Au programme, musique, chants, jeux, foot, piscine, hot-dog chiliens (avec de la purée d'avocat ! délicieux soit dit en passant ;), re-jeux, re-piscine, et puis pour finir en beauté, danse latino... c'est là où ça coince un peu, hihi. On ne peut pas dire que j'ai le déhanché faramineux des sud-américaines... voilà, je vous livre un de mes défis : apprendre à danser comme les chiliennes (enfin un peu... faut pas exagérer quand même, leur danses sont vraiment trop sensuelles pour moi !) ... Bref vous imaginez bien une longue journée détente :o). J'ai même attrapé mes premiers coups de soleils !! ça ne m'étais jamais arrivé en janvier... j'adore !

Muchos besos a todos !

La Clarita